Bien choisir sa climatisation

Le mercure s’affole dans le thermomètre, les températures grimpent en flèche et votre maison prend des allures de fournaise.

Pour apporter un peu de fraîcheur chez vous, vous décidez d’investir dans une climatisation.

Mais pour un rendement optimal, le choix des équipements n’est pas à prendre à la légère.

Petit tour d’horizon des critères à prendre un compte pour bien choisir son système de climatisation.

 

Le type de climatisation

Se rafraîchir pendant quelques mois, c’est bien. Investir pour utiliser ses équipements toute l’année, c’est mieux. Plutôt que de vous contenter uniquement d’air frais, n’hésitez pas à vous tourner vers les climatisations réversibles : elles rafraîchissent l’été et chauffent l’hiver.

Les modèles, de plus en plus perfectionnés, présentent aujourd'hui des prix abordables qui varient selon l’appareil que vous choisirez.

 

La consommation électrique

Tous ces critères sont à prendre en compte car plus la puissance est élevée et plus votre climatisation consomme de l’électricité. Mais des équipements trop petits et donc non adaptés ne sont pas recommandés : si la puissance est trop faible, votre appareil tournera en surrégime, et consommera davantage.

Les différents modèles de climatisation

Il est important de choisir une climatisation en fonction de l’usage que vous comptez en avoir. Là encore, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • Climatiseur monobloc : idéal pour les usages occasionnels. Facilement transportable d’une pièce à l’autre, il est également très simple de l’installer. Côté prix, ce sont les plus abordables du marché. Vous pourrez vous en procurer un pour 300 à 1000 €.
    Quelques désavantages toutefois : il prend de la place, doit être installé près d’une ouverture (une fenêtre généralement) pour laisser sortir le tuyau d’évacuation et est un peu bruyant.

  • Climatiseur split ou multi-splits & consoles : une installation fixe pour des usages plus réguliers, au-delà des simples mois d’été. Un bloc est installé en extérieur et une ou plusieurs unités (ou splits) ou consoles sont mises en place dans les pièces à rafraîchir. Ce type de climatiseur vous coûtera au minimum 700 €, hors coût d’installation.
     

  • Climatiseur Gainable : une installation plus complexe avec des avantages, la possibilité de choisir la température pièce par pièce avec le zone contrôle. Ce type d'installation a un coût d'achat minimum d'environ 2000 €, hors coût d'installation.
     

Peu énergivoresutilisant une énergie renouvelable (air ou eau), performantes et ne nécessitant pas d’espace de stockage : les pompes à chaleur offrent de nombreux avantages. Elles ont d’ailleurs de plus en plus le vent en poupe.

Avant d’installer ce type d’appareil, quelques éléments doivent toutefois être pris en compte. Lieu d’installation, planning des travaux, implantation de la pompe à chaleur, isolation du logement : faites le point.

Le lieu d’implantation de l’unité extérieure

L’unité extérieure d’une pompe à chaleur produit un léger bruit lorsqu'elle fonctionne. Elle ne doit donc pas être installée n’importe où sur votre propriété afin de ne pas gêner les membres du foyer… mais aussi les voisins.

Proscrivez les cours intérieures et les angles, et surélevez l’unité extérieure si vous en avez la possibilité. Veillez par ailleurs à ce que l’installateur place l’unité le plus loin possible des limites de la propriété afin de ne pas gêner les voisins, et aussi loin de vos fenêtres.

Le planning des travaux

Afin de ne pas vous retrouver dans une situation inconfortable, faites installer votre pompe à chaleur durant les beaux jours, au printemps ou en été.

Prévoyez un délai relativement large afin de prévenir d’éventuels retards dans la réalisation des travaux mais aussi pour vous laisser le temps de réaliser toutes les formalités administratives nécessaires.

L’isolation du logement

Dans le neuf, la question de l’isolation ne se pose plus ou presque mais dans l’ancien, c’est un tout autre son de cloche. Avant d’installer une pompe à chaleur faîtes le point sur l’isolation de votre logement. Si celle-ci n’est pas suffisante, il faudra envisager des travaux afin de limiter au maximum les déperditions de chaleur.

Cela vous permettra par la suite de mieux choisir la puissance de votre appareil et d’éviter toute surconsommation d’énergie.

Vérifier son éligibilité aux aides financières

Avant d’acheter le moindre matériel ou d’entamer les travaux d’installation de votre pompe à chaleur, prenez connaissance des différentes aides proposées aux particuliers souhaitant réaliser des travaux de rénovation énergétique. Ces dernières permettent de réduire les dépenses à la charge des ménages. Crédit d’impôt pour la transition énergétique de (CITE), TVA à taux réduit, prime bonifiée, aides de l'Anah, aides locales : il en existe une multitude. Chacune est accessible sous conditions. Renseignez-vous afin de connaître celles auxquelles vous pouvez prétendre et réduisez ainsi le coût de votre projet. Le site www.maprimerenov.gouv.fr vous donnera toutes les informations utiles.

Fonctionnement d’une pompe à chaleur réversible

La pompe à chaleur réversible la plus courante fonctionne grâce à l'aérothermie on parle de pompe à chaleur air-air. Comme une pompe à chaleur classique, le modèle réversible puise l’énergie présente dans l’air pour la restituer dans votre habitation. La pompe à chaleur air-air comprend 2 unités distinctes : l’une est située à l’extérieur et chargée de récupérer les calories présentes dans l’air, tandis que la seconde est installée à l’intérieur du logement et doit diffuser l’énergie récupérée via un fluide frigorigène. Lorsque la pompe à chaleur est utilisée pour refroidir un logement, le processus est inversé : le liquide frigorigène circule alors en sens inverse, de manière à chasser la chaleur vers l’extérieur.

La pompe à chaleur réversible est un équipement pratique et polyvalent qui présente de nombreux atouts.

Un appareil, deux fonctions 

En acquérant une pompe à chaleur réversible, vous avez la possibilité d’utiliser votre équipement tout au long de l’année. Vous pouvez ainsi accéder à davantage de confort chez vous, sans pour autant investir dans 2 appareils différents : cette solution représente ainsi un important gain de place.

Un rendement intéressant

Le rendement de la pompe à chaleur réversible est intéressant. En effet, pour 1 kW d’électricité consommé, la PAC en produit entre 2 et 4.5. La consommation électrique d’un tel appareil reste minime.

Moins d’impact sur l’environnement

La pompe à chaleur air/air fonctionne en utilisant l’énergie présente dans l’air, une ressource naturelle illimitée et renouvelable : cet équipement se révèle donc particulièrement écologique. Il contribue d’ailleurs à réduire l’effet de serre, puisqu'il rejette 3 à 4 fois moins de CO2 qu’une chaudière classique.

Facile à installer

L’un des avantages de la pompe à chaleur réversible air-air réside dans sa simplicité d’installation. En effet, ce type d’équipement ne nécessite pas d’autorisation spécifique (sauf en copropriété ou vous devez faire une demande d'autorisation auprès du syndic de copropriété) et s’adapte à différents systèmes tels que le plancher chauffant/rafraîchissant, par exemple.

Vous souhaiteriez installer une pompe à chaleur, mais vous vous questionnez encore sur l’impact environnemental d’un tel équipement.

La pompe à chaleur est-elle réellement écologique ? 

Oui, la pompe à chaleur est écologique

Pour fonctionner et produire de la chaleur, une PAC qu’elle soit air-air ou air-eau utilise la chaleur présente dans l’air ou l’eau, limitant ainsi l’utilisation d’énergies fossiles comme le gaz ou le fioul, beaucoup plus polluantes et non renouvelables.

Autre avantage écologique de taille ; à production équivalente, ce type d’installation rejette 3 à 4 fois moins de gaz carbonique qu’une chaudière classique.

Le coefficient de performance, un critère à prendre en compte

Pour pouvoir comparer plusieurs modèles de pompes à chaleur air-air entre eux, il est recommandé de se fier, entre autres indicateurs, au coefficient de performance (COP). Cet indicateur correspond au rapport entre l'énergie consommée par l'installation aérothermique et la quantité d'énergie restituée. Si vous envisagez d'investir dans un modèle dont le COP est de 4, cela signifie que votre pompe à chaleur consomme 1 kWh d’électricité pour produire 4 kWh de chaleur.

Il est important de noter que le COP est donné par le constructeur. Il correspond à des tests menés en laboratoire et ne correspond pas aux conditions réelles d’utilisation, notamment parce que la température extérieure varie et est généralement plus froide que celle des tests. Il ne doit donc pas être votre unique critère de choix.

Veillez à ce que le COP soit suffisant pour obtenir certaines aides financières. Ainsi, pour avoir droit à la prime énergie qui pourrait vous être versée, il faut notamment que le COP de votre appareil soit égal ou supérieur à 3,9 (mesuré selon la norme EN 14511-2).